1-Salut David, avant de débuter mon interrogatoire, je te laisse te présenter.

Salut je suis Latastère David alias Davos, je suis né le 28/10/77 à Orthez et je travaille au sein d’un centre d’hébergement de L’ADAPEI (Association départementale des Amis et Parents de Personnes Handicapées Mentales), en tant que surveillant de nuit à St Paul lès Dax. Je suis auxiliaire de vie de formation et il m’arrive d’intervenir de façon ponctuelle auprès de particuliers ou de familles qui ont besoin d’aide dans l’accompagnement d’un de leurs proches. J’aime le contact humain et ce travail social permet d’entretenir un relationnel toujours très enrichissant…De plus, et ce depuis 2 ans, je suis également moniteur de Surf et SUP, en tant que travailleur indépendant durant la saison (juillet-aout).

 

2-Tu es très en forme en ce moment, quelle est ta recette du succès 

S’il est vrai que l’on peut penser que je suis en forme en ce moment, mon organisme m’indique cependant depuis 2-3 ans quelques signes de faiblesse. Je vais sur mes 35 ans et il est temps d’adopter une hygiène de vie plus sereine et mieux adaptée au sport que je pratique souvent et de manière pas toujours conventionnelle…De plus, avec mon job et la quasi absence de récupération, je dors très peu et c’est pourquoi je vais commencer à lever le pied, La fatigue nerveuse, les tendinites aux 2 épaules que je traîne depuis 2 ans sont des signaux d’alerte, mon corps s’exprime… Il faut que je l’entende, chose que je commence à faire, Finies les sessions de 6 heures non stop sans boire en faisant le bourrin du début jusqu’à la fin, fini les excès de produits illicite en tout genre lol….Si je veux tenir une décennie de plus, il va falloir suivre  un programme et Doud sera surement mon coach sportif. J’ai pas mal de projets me trottent dans la tête concernant ma reconversion professionnelle, je t’en reparle un peu plus bas justement…En ce qui concerne mes résultats : on va dire qu’il y a un facteur chance, celui d’avoir l’opportunité  de choper « la vague » pour scorer dans sa série, c’est ce qui fait souvent la différence. Je ne suis pas un compétiteur à la base, ni un technicien du surf de petites vagues, j’apprends à l’être mais je n’ai pas le mental pour ça… Et puis faire 600 km pour aller surfer du clapot ça me désole…Le point positif c’est surtout de se  retrouver entre amis passionnés de SUP et d’échanger nos expériences, parler du matériel, essayer différentes planches, en déduire la réalisation de sa future board, forme et épaisseur des rails, taille du V prononcé ou pas ?  Simple ou double concave ? Tant de questions pour enfin trouver le saint graal, la magic board, celle qui te correspond vraiment…


3-Quels objectifs en Stand Up Paddle pour toi ?

Etant donné que je ne suis pas un technicien de la petite vague, je vais essayer de revenir au classement SUP OPEN et scorer sur du clapot durant les étapes coupes de France, essayer d’avoir suffisamment de points pour  me qualifier pour  le championnat de France à la fin de la saison…

Pour 2013 j’aimerai  intégrer le circuit Mondial uniquement pour les 2 étapes prestigieuses du Worldtour : Hawaii  et Tahiti. Je pense avoir l’expérience nécessaire pour disputer ces 2 étapes incontournables du championnat du monde qui demande avant tout une bonne dose d’engagement quand les choses deviennent sérieuses. Cela  tombe bien, de l’engagement  j’en ai toujours à revendre quand ça tartine…

 

4-En effet, c’est une véritable passion que tu as pour le surf de « gros », n’est-ce pas

Oui et ce depuis mon plus jeune âge. Je me souviens de mon premier 3m, c’était à Vieux-Boucau, j’avais 11 ans à cette époque mais j’étais bien planté pour mon âge et avais une bonne capacité pour  charger. Tout à démarré depuis cette fameuse session ou un adepte du gros était aussi de la partie Bernard Wattiez  alias NANAR  (le premier  wave ski  à avoir shooter la Nord en kayak  dans des conditions hallucinantes voir article trip surf de 1996 où on le voit faire un take off improbable  je me rappelle bien du titre de la première de couverture :  » la nord du jamais vu » et je crois que c’est  Poupinel en couverture shootant un mur d’eau de plus de 4m, à cette époque le town n’existait pas et le SUP non plus).

Le surf de gros m’a toujours attiré et motivé je ne compte plus les sessions à manger celle qui décale autant à l’épi Nord qu’à Avalanche, plus rare mais tout aussi grisant, sans oublier Parlementia.

Le SUP permet réellement d’affronter de très grosses conditions, c’est évident, et à mon sens de charger bien plus qu’en surf à la rame pure pour 2 raisons : la première c’est que le Sup rider est  muni d’une pagaie et que la  propulsion de celle-ci vaut au moins 3 gros coups de rame sur un bon surf gun de 9 pieds.  Le deuxième point c’est le fait que l’on soit debout, c’est un atout considérable pour le SUP rider  car il  peut voir plus facilement l’arrivée des gros sets et anticiper son placement.

Un nom me vient immédiatement à l’oreille quand je parle de gros surf à la rame pure sans pagaie et sans jet ski, c’est celui de Pilou Ducalme, big wave rider du Pays Basque avec qui il m’est arrivé de manger celle qui décale. Ce sont des riders de cette renommée qui pourraient vraiment confirmer si on peut charger plus en SUP qu’en surf mais Pilou ne pratique pas encore le SUP, bien que je l’encourage vivement à franchir le pas. Il suffit de poser la question à Laird via Facebook, je l’ai en ami en voilà une riche idée!!! Une  pensée aussi pour Manu Portet, Peyo Lizarazu, Xabi Laffite, Antoine Delpero, Rico Leroy et Jean Valère Bordenave, qui shootent bien gros et qui pratiquent le SUP à haut niveau.

Pour prouver ce que j’avance, je me suis  lancé une sorte de challenge perso, je me donne 3 ans pour être le premier SUP rider à shooter Belharra… 3 ans correspond aussi au laps de temps où ce phénomène peu ressurgir, 3 ans c’est aussi ce que je m’accorde en fonction du facteur condition physique, dans 3 ans j’aurai presque 40 ans, boudiou que le temps passe !!!  Cette Vague aussi éphémère qu’ impressionnante renferme aussi une part de mystère, ce monstre marin ne sature jamais et ceux qui s’y sont aventurés disent que le simple fait de côtoyer cette  montagne d’eau provoque le frisson, le son qu’elle produit lorsque la lèvre percute est comparable au bruit du tonnerre, j’ai hâte de la voir, de l’entendre avec l’humilité requise devant ce spectacle grandiose que nous offre mer Nature bien sûr…

 

5-Tu as récemment créé ta propre école de SUP à Messanges, tu peux nous en dire quelques mots 

Oui tu vois je t’avais bien dis que je t’en reparlerai plus bas, lol. Je viens de monter en effet mon école de Stand Up Paddle Supland en collaboration avec le  Nature Surf Camp de Messanges,  nous  proposons des initiations sous forme de promenades sur le Lac d’Azur au départ du ponton. Ainsi que du perfectionnement en océan cette fois, pour les surfeurs expérimentés, dans le second cas le point de rendez-vous est  la Plage Centrale de Messanges…

 

Le but de cette école est de faire partager ma passion du SUP à un large public, de tout âge, de tout bord et de tout horizon, valides et/ou  handicapés en proposant des initiations qui s’adaptent à chaque individu. De réunir tout ce joli monde autour de ce sport merveilleux, ce  sport unique qui nous rassemble, alors venez nombreux et nombreuses et votez  pour le parti du SUP!!! GO SUP!!!

 

6-Merci David, on te souhaite bonne chance pour tous tes projets qui trottent sous ta casquette et tu as le mot de la

Je tiens à remercier dans l’ordre chronologique :  ma  famille, mes parents, et mes amis qui m’aident et me soutiennent dans la réalisation de mon  projet d’école de SUP, Chistophe Saint Aroman mon photographe ainsi  que  tous  mes sponsors, BIC sport pour le soutien matériel et financier de mon quiver. AVP – Patrice Remoiville (RORO) mon shaper préféré avec qui je collabore depuis quelques temps pour l’élaboration de customs piquants et incisifs dont certains verront le jour sous l’enseigne  BIC sport courant 2013. RIP CURL pour leurs combis mystic, SINNER  pour leur gamme de produits au top sans parler des claquettes et lunettes innovantes et ultra tendance. KIALOA pour leur pagaie indémontables et FIBA pour la communication.Merci à toi Jeff et XLMag, bonne continuation à vous!  Ah, oui un tout dernier remerciement  à Gibus de Soultrait et ses acolytes, merci  d’accepter que je vienne faire du SUP en terre Basque…. je crois que j’ai fais le tour

 

 

Crédits photos : ©Chistophe Saint Aroman /©Laurent Pujol /©Gecko /©Jeff Ruiz

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www.supland.fr

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Ou par tél : 06.73.51.26.49