C’est un surfeur aussi discret qu’efficace, il fut pourtant le 1er européen Champion du Monde ASP en 2010, vainqueur du dernier Lacanau Pro et souvenez-vous aussi de sa perf en Wild Card lors du Quik Pro 2015, à deux doigts de battre Mick Fanning, bon ok vous avez deviné, notre interviewer en chef Johann Mouchel nous rapporte donc quelques news de Maxime Huscenot !..

Salut Macabi, il semble que cela se passe toujours le dimanche à Hossegor, encore une session épique ! Tu étais sur place, raconte-nous ça dans le détail !

J’étais rentré depuis quelques jours seulement et les conditions étaient belles depuis peu. Il faisait très bon dehors et dans l’eau également alors nous avons pu rester longtemps à surfer, c’était vraiment génial. Je pense que j’ai surfé plus de 4h, en plein hiver, j’aurais jamais imaginé cela possible.

C’est dans ce genre de session qu’on apprend de son surf mais aussi de sois même ?

Oui car on doit dépasser ses limites et ses pensées dans ce genre de conditions. J’étais sûr que c’était possible de démarrer à la rame mais il fallait réussir à se placer au bon endroit, au bon moment, et avec les forts courants et la barre qui sont difficiles à passer, c’est toujours délicat dans ces conditions. Mais on apprend également à tomber, à se placer, à faire des canards et à recevoir aussi, ahah !!..

Alors justement que dois-tu améliorer dans le surf de gros ?

Le surf de gros il n’y a pas de secret, il faut y passer du temps, encore et encore. La confiance et l’expérience des situations dangereuses sont importantes à connaitre pour pouvoir prendre les bonnes vagues et s’engager à fond. Si tu as des doutes ou des peurs c’est là qu’il y a danger !

Un mot sur Quiksilver, tu quittes ton sponsor de toujours, pourquoi ?

Je ne les ai pas quitté. Mon contrat arrivait à terme et ils ne m’ont pas re-signé…

Tu n’as pas été très loin de te qualifier, quels aspects de ton surf crois-tu devoir perfectionner ?

Je pense qu’il faut que je progresse encore dans les petites vagues car malheureusement sur le QS ce sont les seules vagues qu’on est. Je travaille depuis 2 ans dessus pour trouver le moyen d’exprimer mon surf sur ce genre de vagues si difficiles. Je me rapproche d’année en année et cela me montre bien que je progresse.

Niveau physique, toujours chez Beven ?

Oui toujours. Je prends aussi des conseils avec ma soeur Laura qui est également une coach sportif mais aussi une diététicienne et qui me conseille donc sur mes repas.

Tout commence bien cette année, grosse session à Hossegor et grâce à Patrick Florès et quelques couvertures comme celle d’Aladdin surf mag, ça surf de nouveau à la RUN !

Oui en effet et j’ai été très heureux de pouvoir me remettre à l’eau à la Réunion. Car la dernière fois c’était quand même en juin 2012 donc ça m’a réellement fait chaud au cœur. Il y a encore du chemin à parcourir, mais il y a beaucoup de monde qui s’investi depuis 5 ans, j’ai confiance et ça va revenir.

Quels sont tes objectifs cette année ?

Je vise toujours haut pour essayer de tirer le meilleur de moi-même, mais cette année, je veux gagner ou atteindre des finales sur les QS 10 000. Essayer d’être présent le jour des finales sur chaque compétition pour se donner les moyens de les gagner.

Mot de la fin sur tes sobriquets Macabi, Mad Max, d’où te viennent’ils ?

Ahah, Macabi vient de la Réunion, un de mes amis, Cafafa, m’a appelé comme cela car j’avais une planche rouge et que je sautais partout. Le macabi est un petit poisson qui joue au bord dans les rochers. Mad Max ça vient de mes shapers Christian Bradley et Mark Phipps qui m’ont surnommé comme cela quand j’avais 15 ou 16 ans je crois, lorsqu’on cherchait des noms pour mes pros models de planches.

 

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Une interview de Johann Mouchel pour XLMag Objectif Landes

Crédit photos : @Damien Poullenot-wsl / @Jeff Ruiz