1-Salut Paul, comme à l’habitude, avant de débuter, il faut se présenter en quelques lignes !

Hey salut à tous, je m’appelle Paul Duvignau (Duvi pour les potes), je suis né le 27 Novembre 1996 à Bordeaux. Je suis maintenant installé à Seignosse depuis plus de 10ans dans une belle maison ou je vis avec mes parents, ma petite sœur Sarah et mon vieux chien Victor. Je fais du surf, du golf , du footing, de la muscu…etc. A l’époque quand je vivais a Bordeaux, je passais déjà mes vacances et les week-end ici,et je jouais avec mon grand pote Cédric Giscos. C’est dans ces années là que j’ai commencé le surf grâce a mon père, c’était en 1999, j’avais alors 2ans 1/2 quand mon père m’a poussé sur les mousses des Bourdaines avec son Longboard SuperFrog. Ne sachant pas nager a l’époque, je surfais donc avec des brassards, ce qui n’était pas très facile, mais bon tant que le plaisir était là, tout allait bien.

Puis les années ont passé, je me suis inscris au Capbreton surf club pour suivre des entraînements réguliers et me voilà aujourd’hui après 13ans de surf, et avec un rêve devenu réalité, celui de shaper des planches. Depuis 2010, je suis donc shaper et surfeur d’Alaia, ce sont a l’origine les planches des tous premiers surfeurs, en bois, et sans dérive ! C’est une passion que j’accomplis avec mon père (Father and Son), et c’est d’ailleurs grâce a ça que cette année je rentre en 1ère STI2D ( sciences technologiques de l’industrie et du développement durable) au lycée du bois Haroun Tazieff à Dax pour pouvoir plus tard avoir un métier qui soit basé dans le bois.

 

2-Paul tu viens de faire 3ème au championnats d’Aquitaine en longboard espoirs, tu avais remporter ceux des Landes auparavant, de bons résultats que tu analyses comment ?

Alors oui c’est vrai j’ai gagné les championnats des Landes, mais j’étais tout seul et comme me le dit souvent François Guilhemsang, «A vaincre sans péril on triomphe sans gloire», et c’est pour ça que j’ai participé en Open et j’ai fait 3ème de ma série, devant des mecs assez balaises. Pour les championnats d’Aquitaine, ce n’était pas pareil, on était plusieurs à faire la compét, et être le petit nouveau dans la catégorie ce n’est pas facile mais grâce aux entrainements du club j’ai pu réussir à m’imposer sur la 3ème place du podium devant des mec déjà présents l‘année dernière.

En Longboard comme en surf d’ailleurs, j’aimerais améliorer la radicalité des manœuvres, mais par contre il parait que j’ai déjà un bon style grâce à mes 13 années de surf passées, donc je suis assez satisfait sur ce point là .

 

3-Pourtant tu ne te contentes pas du longboard, tu surfes aussi et suis même quelques compéts, mais tu fais aussi du SUP, de l’alaïa, comment choisis-tu avant une session ?

Oui je suis un peu le mec qui essaye de toucher à tout, alaïa donc, mais aussi stand up paddle, rétro fish…c’est ce que mon père me dit de faire et j’essaye de suivre ses conseils le plus souvent. Je me suis mis au Longboard que récemment, avant je faisais du shortboard tout le temps, et depuis 2ans je me suis rendu compte que c’était important de s’adapter aux vagues, c’est pourquoi je change souvent de planches. Je consulte toujours les sites de prévisions, je ne m’arrête pas à un seul site, j’en checke plusieurs pour être sûr, je regarde aussi les marées, les coefficients, le vent … tout plein de choses essentielles pour être au top sur les bon spot au bon moment et avec le bon matos, il m‘arrive parfois de me lever à 5h du mat pour être le premier à l‘eau et faire le meilleur surf de la journée !!!

En compétition, au niveau national depuis 7 ans, j‘ai eu tous types de résultats, dont le meilleur fut de gagner la coupe de France en scolaire à l’ile d’Oléron en 2011 et une seconde fois en 2012 à Lacanau, avec mes potes lors de tags team. Les compét je trouve ça fun, mon classement fédéral actuel est à la 220° place en Open. Mais j’aimerais dire qu’avant tout je suis un free surfeur, capable de surfer tout types de planches dans tout types de conditions, car pour moi les compétitions doivent passer après la passion qu’on a pour le sport, pour les vagues et tout ce qui entoure l’univers du surf. Je n’ai pas forcément de préférence niveau board et vagues, mais juste quand j’ai les bonnes planches dans les bonnes conditions, pour moi, tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais mon plaisir le plus fort, c’est de prendre un gun et de rider un bon 2m50 à la Nord qui reste pour moi la meilleure vague de France !

 

 4-Comment se passe une séance d’entrainement ? Tu partages ton temps entre shortboard et longboard ?

Je suis donc licencié au Capbreton Surf Club depuis 7 ans, en ce moment je fais 2 entrainements par semaine, Mercredi et Samedi avec Benjamin Pilon et parfois Yann Martin. Je suis dans le cour élite depuis 3 ans, la premiere année c’était dur de s’imposer avec les grands, personne ne croyait en moi sauf mon pére et puis les entrainement toute l’année avec Arnaud Darrigade m’ont beaucoup servi, et aujourd’hui je suis dans les plus grands du cour avec mes potes, l’ambiance est cool, on reste sérieux niveau surf même si on s’amuse toujours bien avec Smitters, Ba-bat, Beu-beu, Cloustache, Polo, Jean-Keu, Mimiche, et bien d’autres encore…

Pour les cours, j’essaye de faire comme en free surf, d’adapter les boards aux vagues, mes potes ne le font pas et je trouve ça dommage. Mais moi c’est comme ça que je progresse le plus et je trouve ça bien de varier entre Long, short, gun ou même  alaïa.

 

 5-D’ailleurs en parlant d’alaïa, tu ne fais pas que les rider, tu les shapes également, tu peux nous parler de cette passion là stp que tu partages avec ton père ?

« Father and Son » ça a commencé en Juin 2010, quand Fred Compagnon m’a fait rêver jours et nuits avec ses photos.

J’ai tellement passé de temps à regarder sur internet comment il fallait faire, où trouver le meilleur bois… et puis je suis allé voir mon shaper préféré Guitou !!! Guitou c’est comme mon papa shaper, il m’a vu grandir et moi je l’ai vu vieillir. Il m’a aidé pour faire la forme et m’a dit de me débrouiller avec mes mains. Puis au bout d’un certain temps, mon alaïa a pris forme et j’ai commencé à le rider petit a petit. Au début c’était dur mais je savais que je pouvais y arriver, à condition de le vouloir, et c’est pas l’envie qui me manque ! Puis quelques mois plus tard, Marco Péricou m’en a commandé un pour la déco. Le lendemain on a pris le bois avec papa et on a shaper. On s’est dit: «Mais pourquoi pas continuer à en faire pour les vendre ?» et « Father and Son » est vraiment née ! Ensuite on a shaper pour mes potes, comme Manon Jambou, Julien Payet, Thibault Gaymard et récemment pour Arthur Lassée. J’en ai profité pour me faire un Païpo, une sorte de bodyboard en bois, un planki pour ma soeur et puis en ce moment je termine mon 9 ème alaïa pour un pote a mon père. Quand je reçois des commandes, je suis super content car je sais que je vais devoir shaper, et le fait de faire quelque chose de mes doigts me rend heureux. De plus, j’ai rencontré Rob Machado lors d’une compét, qui m’a dit qu’elles étaient «Very Nice» donc ça me donne encore plus envie de continuer…Dernièrement je me suis shapé une vraie board chez Guitou, il m’a tout appris, et là je ride une 5’7 pin tail fabriquée par mes soins et ça c’est vraiment fantastique !

 

6-As-tu déjà fais quelques surf trip ?

J’ai eu la chance de partir à l’autre bout de la planète cet hiver et en famille, grâce à ma mère. 3 semaines en Australie sur la Gold Coast, il y a pire. C’était vraiment fantastique. Mon oncle, Todd Lee qui a surfé Belharra est Australien, lui et son frère Bruce y sont les 2 plus gros locaux. Donc surfer Snaper avec le plus gros local ça aide !!! J’ai donc pu rider en alaïa et en surf sans problème malgré les 150 surfeurs à l’eau à 5h du mat. Là-bas j’ai eu tout type de condition, 20cm et même du 3 mètres ! Donc comme d’hab je me suis adapté et j’ai loué un Gun Maurice Cole qui m’aura fait prendre la plus longue vague de ma vie, 800m, de Snaper jusqu’à Kirra !  LE REVE PARFAIT!!!!!! C’était le seul voyage de ma vie donc forcément le meilleur. J’ai adoré cet endroit et ma mère m’a promis de m’y envoyer 1 mois l’hiver prochain si j’ai 15 de moyenne à l’école donc j’ai intérêt de bosser !!!

 

7-Merci Paul, on te souhaite une bonne et longue multi-glisse comme tu sais le faire et évidemment je laisse toujours le dernier mot à nos invités !

Tout d’abord je voudrai remercier tous les Sponsors que je n’ai pas… Donc je vais dire grand merci à papa et maman qui m’accompagne depuis le début. Mon père, mon principal partenaire de grosses vagues, malgré le fait que Thomas Barrieu et Maïli Tahar soient souvent là aussi. Merci aux potes qui m’ont acheté des alaïas, à ceux qui font les entrainements avec moi. Un encouragement à ma sœur et mon cousin (10 ans les deux) pour l’école et pour le surf. Merci à toute l’équipe du Capbreton Surf Club. A Julien Turpaud pour le teaser ici présent et la vidéo qui se prépare. A toi Jeff, et à XL Mag et aussi tous les photographes qui m‘ont shooté . Et puis surtout à la nature qui nous offre des vagues magnifiques, car sans ça, on n’est rien !

A+

 

Crédits photos : ©DR / ©Jeff Garres / ©François Guilhemsang /©Comité d’Aquitaine / ©Paul Duvignau / ©Paparasurf.com / ©Nico

Crédit vidéo : ©Julien Turpaud

Teaser « This is Paul Duvignau »

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=CO6nNKAiLwo[/youtube]

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